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Ministère/Qu’est-ce qui justifie le blocage des nominations des DG ?

Après la signature récemment de près de 85 fiches d’intégration et du départ en retraite depuis deux à quatre ans de plusieurs cadres, le ministère des Sports continue de tourner avec une seule direction générale sur quatre et le cabinet du ministre.

Le ministère des Sports est un département extraordinaire ou mieux entièrement à part. Et le gérer dans les conditions que nous venons de découvrir est purement et simplement un frein à la politique de performance et de bonne gouvernance prônée par le Chef de l’Etat.

Selon notre enquête, l’adrénaline monte contre et autour du ministre des Sports, Franck Nguéma, dont le département ne fonctionne curieusement qu’avec la direction générale des Sports et son cabinet, pour un département ministériel qui se compose de 4 directions générales, une Inspection générale des services et 13 directions, tous sont vidés de leurs responsables depuis des années.

A la direction générale des loisirs, depuis le départ à la retraite du DG, Marie Rose Ndoume Mvé, de la mutation ailleurs de Mme Awa (ex DGA), tous les deux depuis deux ans, non seulement les deux postes sont vacants mais aussi et surtout, leurs direction des temps libres, direction de la prospection et de la promotion et la direction de la planification et de l’animation sont sans responsables.

A la direction générale des infrastructures sportives et socio-éducatives, c’est la même ambiance. Le DG, Evariste Leyinda, muté depuis trois ans, son DGA, Fortune Nguéma Mvono, retraité, toutes les directions y dépendantes sont aussi sans responsables.

C’est le cas exactement de la direction des études et de la programmation, de la direction des travaux et de la normalisation, de la direction du matériel et de la direction de l’évaluation et de la prospective.

Quant à la direction générale de la promotion de la vie associative, malgré la présence relative de la DG, Françoise Nyangui, car en instance de prendre sa retraite, son DGA, Charles  Houlangoye, en retraite depuis deux ans, n’a jamais été remplacé.

Et comme si cela ne suffisait pas, toute l’Inspection générale des services ne se limiterait aujourd’hui qu’au seul inspecteur chargé des sports, Prudence Obiang Ondo.

L’inspecteur général, Sylvain Lindzodzo, est en retraite depuis bientôt quatre ans, l’inspecteur général adjoint 1, Gilbert Guy Ebozo’o, l’inspecteur général adjoint 2, Bruno Mbega, l’inspecteur chargé de la jeunesse, Constant Mombé et l’inspecteur chargé des loisirs, Ibouili, sont tous aussi en retraite depuis deux ans mais jamais remplacés.

Même si pour le moment nous sommes encore sur la piste de la direction prise par les budgets alloués à ces services, une chose est sûre, ici la performance ne fait pas partie du langage de notre ministère des Sports.

Quitte à faire jouer le rôle des directeurs généraux et autres directeurs aux conseillers. Ce qui peut aussi paraître vraisemblable à cette allure.

Et du coup, on se pose bien des questions. Quelle idée nourrit-on ici de bloquer les nominations des cadres? Pourquoi le ministre des Sports se plairait-il à ne faire fonctionner son département aujourd’hui qu’avec son cabinet et la direction générale des Sports, qui assurerait les trois intérims de ses collègues?

 On aurait bien pu vous avoir une explication à cette flagrante défaillance administrative qui bloque ou freine l’appareil de l’Etat ici et l’action du Chef de l’Etat, si les portes du ministre des Sports nous étaient ouvertes.

Au moment de la publication de cet article, c’est déjà la précipitation. Nous apprenons que Jean Obame Sima, précédemment chargé d’étude du Secrétaire général du ministère, vient d’être nommé intérimaire de Mme Rose Marie Ndoume Mvé, ex DG des Loisirs.

Apparemment déjà une nouvelle loi qui nomme désormais les hauts cadres sans tenir compte du Conseil des ministres !

Par Jean-Claude NOUNAMO

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Vallée Sainte Marie Libreville / Gabon

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