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Editorial-Karaté/Entre « silence méprisant » et peur de l’enlisement !

Malgré notre demande d’interview adressée au président fédéral, restée sans suite, et les nouvelles sorties dénonciatrices, peut-on craindre un pourrissement de la situation actuelle du karaté gabonais?

Il sera de plus en plus difficile de dire encore aujourd’hui que le karaté gabonais se porte bien. Ou alors il se porte bien ou mal selon le camp auquel on appartient désormais.

Tout a pourtant bien commencé lorsque le 11 février 2017, le président Gilles Bertrand Ongondja Koumoué prenait les rênes de la Fédération gabonaise de karaté et arts martiaux affinitaires (Fégakama), succédant à Me Paterne Dicka, qui venait de faire neuf ans.

Mais si le nouveau président avait promis de donner un second souffle à la Fégakama, certainement convaincu que son prédécesseur avait essoufflé la discipline, l’on n’oubliera pas ce discours de quelques mots d’au revoir de Me Dicka : « Bonne route ».

L’appel au rassemblement et à l’unification lancé par le président Ongondja a pourtant porté du fruit. C’est dans ce sens qu’on retrouvera des personnes qui auraient pourtant voté contre lui comme, Me Tchen Roger Nzuè, dans son Comex.

Etats généraux du karaté tenus et sanctionnés par des nouvelles orientations pour la discipline, toilettage des textes et mêmes quelques compétitions d’envergure à l’instar de la coupe de l’Ambassadeur du Japon. Tout était donc mis en œuvre pour « donner un second souffle au karaté gabonais » et le train avait bel et bien démarré.

La déchirure

Que s’est-il alors passé pour que cette bonne ambiance se transforme subitement en champ de bataille qui ne dit pas son nom ? Est-il possible d’entendre le calao crier au milieu de la nuit s’il n’est pas visité par un inconnu ? Est-il possible de voir un notable quitter la communauté villageoise pour aller créer son propre village ? Autant d’images révélatrices qui doivent interpeller l’opinion.

Selon les « frondeurs » dont Me Tchen Roger Nzuè, Me Raymond Obame Sima et le jeune Me Thibault Ngassi, la violation des textes par le président fédéral serait la pomme de discorde dans la famille karaté.

Encore une affaire de textes dans le milieu sportif gabonais ! Un éternel problème qui ne semble donner de leçons personnes au regard des multiples normalisations enregistrées en moins de dix ans au Gabon.

Du football au taekwondo en passant par l’athlétisme et le cyclisme. Et aujourd’hui, on craint à nouveau pour ce même cyclisme et le handball. On craint déjà aussi la normalisation pour le karaté si rien n’est fait.

Entre ce « silence méprisant » et cette « indifférence manifeste » qu’on dit du bureau fédéral actuel, et sans verser dans le pessimisme, le réalisme nous recommande de comprendre qu’il y a déjà une crise au sein du karaté gabonais.

Les anciens appelés pour sauver la maison

Même si le ministère des Sports et le Comité olympique ont déjà été saisis par certains, il est encore tant de baisser la tension actuelle. Du moins avant que la zone 4, l’Union des Fédérations africaines et la Fédération internationale ne soient saisies.

Et le camp qui semble se plaindre fait appel aux plus hauts gradés, aux anciens, aux sages, pour leur « implication totale face à la situation actuelle », selon Me Thibault.

Un appel lancé également par Me Tchen Roger. « Je lance un appel aux hauts gradés afin qu’ils se saisissent aussi de ce dossier qui n’honore pas le karaté gabonais », dira-t-il, avant de poursuivre : « Nous avons hâte de nous retrouver pour laver le linge sale afin de relancer les activités pour le développement de notre karaté qui n’a que trop souffert des conflits. On n’en a plus besoin ».

Le même cri de cœur a été lancé par Me Obame Sima sur une chaine de télévision locale ce vendredi soir.

Autant d’hommes moralement, sportivement et socialement stables ne peuvent se lever successivement et penser qu’ils délirent, malgré le silence du bureau fédéral.

A vous, Shihan Raymond Ndong Sima, Joumas Peck, André Groisillier, Mafoumbi Wapacha, Nsolé Bitéghé, Théophile Mba Ndeme, Charle Mendoume et même Me Paterne Dicka, l’histoire du karaté gabonais vous appelle.

Parce que le choix porté sur vous n’est pas hasardeux, quel que soit le cas auquel les uns et les autres appartiennent, évitez la situation de 2016 et ses conséquences au karaté gabonais. Evitez le karaté gabonais de l’enlisement!

Par Jean-Claude NOUNAMO

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Vallée Sainte Marie Libreville / Gabon

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