bienvenue sur www.gabonallsport.info

Editorial-Gambie-Gabon/Et si l’enfer attendait Les Panthères à Banjul !

Face aux comportements, somme toute, blâmables relevés chez nos frères gambiens et de ce que nous lisons sur la toile, tout porte à croire que l’enfer attend le Gabon à Banjul et qu’il va falloir prendre toutes les dispositions qui s’imposent.

Cher ministre des Sports et président de la Fégafoot, après la joie de la victoire des Panthères du Gabon à Franceville face à la Gambie, l’heure est à la réflexion. Oui à la réflexion et même au réalisme parce que les jours qui viennent pourraient être obscurs pour notre Onze National à Banjul lors du match retour.

Le comportement de nos frères gambiens nous laisse dans le doute d’une quelconque bonne foi d’eux chez eux. Et les indices sont nombreux pour le prouver.

Premièrement, selon nos informations, dans l’une des délégations gambiennes se trouvait un membre du gouvernement, qui a débarqué à Libreville sans prévenir les autorités gabonaises. Et la suite, chacun peut imaginer le spectacle à l’aéroport.

Deuxièmement, le manque de communication de l’arrivée des Scorpions a bouleversé les emplois du temps de certains membres de la Fégafoot et de nos services de  sécurité mis à leur disposition. Annoncée au départ dans un vol Air France, puis d’Asky, c’est finalement par vol affrété que l’équipe est arrivée à Libreville. Et comment ?

D’abord pour 20h, puis 23h, c’est finalement à 1h du matin que le vol affrété a atterri à l’aéroport Léon Mba de Libreville.

Troisième indice, la déclaration du milieu de terrain gambien, Sulayman Marreh, positif à la Covid-19 la veille du match, a saturé les réseaux sociaux en Gambie où certains sont allés jusqu’à penser à un complot, prétextant que ce joueur évoluant en Belgique n’était pas positif au départ de la Belgique.

Et sur la toile gambienne, on est allé jusqu’à déclarer qu’on le fera aussi à Aubameyang et d’autres joueurs à Banjul. Certains activistes de la toile ont même promis l’enfer à la délégation gabonaise en Gambie.

Quatrième indice, le refus des dirigeants gambiens de venir à la conférence de presse d’avant-match à Franceville, violant ainsi une disposition de la Fifa et de la Caf.

Prendre toutes les dispositions

Si ces quelques indices peuvent déjà prévenir que le fair-play n’est pas la chose la mieux partagée par nos adversaires de lundi prochain, il revient au ministre des Sports, Franck Nguéma, et au président de la Fégafoot, Pierre Alain Mounguengui, de prendre toutes les dispositions (et vraiment toutes les dispositions) qui s’imposent afin d’épargner toute la délégation gabonaise de n’importe quel incident.

Et là aussi, l’incident des jus d’orange au Maroc lors du dernier tour des éliminatoires de la coupe du monde en 2018 devrait par la même occasion nous servir d’exemple d’avoir en face des gens qui sont prêts à tout pour remporter un match.

Quelques propositions

Au regard de ce qui précède, même si cela ne s’est jamais fait ou s’est rarement fait, nous proposons à nos deux autorités de faire quitter toute la délégation gabonaise le jour du match et ainsi faire la reconnaissance du terrain lundi matin. La conférence de presse n’étant certainement pas obligatoire.

Nous l’avions vécu avec nos filles lors des éliminatoires des Jeux Olympiques contre le Congo à Brazzaville et qui n’ont fait que la reconnaissance du terrain le jour du match.

Mais si on veut respecter quelques dispositions de la Caf, la délégation gabonaise peut quitter Franceville dimanche, question juste d’honorer les rendez-vous de la conférence de presse et de la reconnaissance du terrain.

Autres dispositions et non des moindres, il faut charger l’avion affrété en provisions alimentaires, eau et autres boissons sucrées minutieusement choisies par notre service d’intendance et de diététique.

Et si nous nous permettons une nuit de veille du match dans un hôtel gambien à Banjul, il faut partir du Gabon avec des cuisiniers, le Gabon n’ayant pas d’ambassade dans ce pays pour toutes ces mesures de sécurité.

Un climat de guerre étant déjà visible, il reste au staff et aux joueurs de se doter d’un moral de fer face à toutes les éventualités qui pourront se produire lors des tests Covid.

Voilà ce que pense la grande majorité des Gabonais, car cette équipe nationale semble être aujourd’hui le seul secteur qui unit encore l’ensemble des populations et dont nous nous reconnaissons encore tous. Et la moindre négligence de cette alerte, cher Ministre et Président fédéral, risque de vous être impardonnable!

Par Jean-Claude NOUNAMO

+241 773 020 04 / 660 575 55
Vallée Sainte Marie Libreville / Gabon

Please publish modules in offcanvas position.