Editorial/Quel crédit accordé encore aux Fédérations sans AG ?

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Du cyclisme au karaté en passant par la boxe, le judo, l’athlétisme, le tennis et le handball, le constat est le même. En quatre ans de mandature, aucune Assemblé générale organisée. Peur ou mauvaise foi ?

Notre pays, le Gabon, regorge bien de particularités. Alors qu’on se limitait souvent au social, à la politique ou à l’économie, on s’est bien rendu compte que le sport est entré dans la danse, et même de plus belle.

Comment comprendre qu’en trois ou quatre ans de mandature, certains présidents de Fédérations et autres associations n’arrivent pas à organiser une seule Assemblée générale ?

Si Pierre Alain Moungunegui de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) peut recevoir notre palme d’or en matière de respect du calendrier des AG, seul lui succède Léopold Evah de la Fédération de basketball, malgré les régulières incompréhensions avec les siens.

Maurice Nazaire Embinga de la Fédération gabonaise de cyclisme, Willy Nguéma de la Fégajudo, Alfred Bongo de la Fégaboxe, Gilles Bertrand Ongondja Koumoué de la Fégakama, Ange Makilat de la Fégahand, Pamphile Mebiame des sports universitaires, Bernadette Nguéma du tennis de table, Martial Paraiso de l’athlétisme et autres Samuel Minko du tennis sur cours, sont des exemples parfaits de ce fonctionnement approximatif.

Que de donneurs de leçons en flagrante situation irrégulière ! Que d’exigeurs de la subvention ! Que de fantômes à la tête du mouvement sportif gabonais !

Même si on peut penser que la subvention est un droit, l’Etat peut-il subtilement bloqué cette subvention au regard de ce fonctionnement approximatif de nos Fédérations sportives où parfois aujourd’hui, non seulement on n’a toujours pas de sièges malgré l’existence des sièges au stade de l’Amitié, mais le président joue tous les rôles administratifs de sa structure.

Et voilà qu’un dirigeant de la Fégaboxe vient laisser croire, sur les réseaux sociaux, que c’est parce que l’Etat ne verse pas la subvention que sa Fédération n’organise pas d’AG. Imaginez simplement le tôlé qui s’en est suivi !

Et José Foula du Comité national olympique de répliquer à notre avocat du diable: " Les textes des associations font obligation de tenir une AGO chaque année. Aucun texte ne conditionne l'AG à la subvention de l'Etat ou aux cotisations des membres".

Des Fédérations sans bilans et dont les sièges se trouvent dans les bureaux privés ou les ordinateurs portables de leurs présidents! Des présidents fédéraux devenus parfois SG et trésorier général ! Des Fédérations sans compétitions nationales mais qui veulent aller se battre à l’international ! Non. On n’en veut plus !

Entendu que la plupart de ces présidents sont en fin de mandat, nul doute qu’ils sauront laisser les choses car certains semblent être des accidents de l’histoire de leurs Fédérations.

Même si certains sont entrain de vouloir se réveiller à la dernière minute en créant déjà des structures électrices, nul doute que ces pratiques mafieuses seront dévoilées et dénoncées au grand jour. Aux pratiquants actuels, partisans du changement, d’être juste vigilants.

Mais entre peur et mauvaise foi, c'est l'un ou l'autre voire même les deux!

Par Jean-Claude NOUNAMO