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Editorial-Foot féminin/Des sélections nationales objectives et une préparation adéquate et on ira loin !

Tournoi de l’Uniffac des A et mise au vert des U20 au Maroc avec deux matches amicaux, le constat est clair : le Gabon fait des progrès et peut aller loin cette fois-ci si et seulement si préparations sont adéquates et si les sélectionneurs mettent de l’objectivité dans leurs choix.

N’en déplaise à ceux qui pensent que tout va toujours mal au football féminin au Gabon. On leur dit que tout ira pour le mieux dans un avenir très proche si tous les esprits qui animent le football féminin au Gabon s’entendent pour le tirer vers le haut comme cela se dessine en ce moment.

Et ceci passe par des préparations adéquates. Mettre fin à des préparations bâclées est le premier reproche fait à la Fégafoot ou du moins au ministère des Sports.

A titre d’exemples. Pour remporter le tournoi de l’Uniffac, la Guinée Equatoriale s’est préparée pendant deux mois et la RDC finaliste malheureuse, presque le même temps. Idem pour le Sénégal, vainqueur samedi du tournoi de l’Ufoa qui s’est préparé pendant quatre mois.

A quelques jours des éliminatoires de la coupe du monde et de la coupe d’Afrique des nations 2020, nous pouvons reconnaître que nos filles ont du talent mais ne sont ni des génies encore moins des surdouées. Seule une bonne préparation aujourd’hui est gage des lendemains meilleurs pour tout sportif. Il faut simplement que notre pays s’arrime à cette logique et on ira loin.

Des sélections nationales objectives.

Oui il faut le dire et mieux vaut lancer l’alerte car une équipe nationale est la représentation d’une nation. Après le tournoi de l’Uniffac avec les A et les deux matches amicaux du Maroc des U20, tout porte à croire que la complaisance et le favoritisme guident encore nos sélectionneurs.

Malgré la nette amélioration de la qualité du jeu, le Gabon a volontairement raté sa première finale de l’Uniffac en Guinée Equatoriale, faute de sélection objective. Même notre sélection U20 au Maroc n’a pas échappé à la donne.

Pour le premier cas, on a envoyé notre équipe nationale pour jouer le match d’ouverture contre le pays organisateur, avec comme seule remplaçante, la gardienne de but. Encore pour une affaire de passeport alors qu’on pouvait rapidement remplacer les sans-passeports avec certaines cadres des A laissées pour des raisons non connues.

Et la compétition s’est poursuivie avec des malades et autres cas contestables aux motifs qu’on prépare la relève et qu’on veut abattre l’éléphant en laisser partir la gazelle. Mauvaise appréciation ou mauvaise compréhension de la conscience collective !

Pourtant on veut bien tourner la page où certains disaient « tant que je suis là, tu ne seras jamais appelée en équipe nationale ». Nous voulons déjà oublier cette triste page de l’histoire de notre football féminin.

Non cette fois-ci, nous voulons aller loin et cette mentalité nous a trop retardé. Changeons-là !

Quant au second cas, des cadres laissées également pour des raisons tout aussi non connues. Conséquence, malgré une attaque qui a par moment donné des vertiges à la défense marocaine, la faiblesse de la défense a vite fait oublier la qualité et les exploits de nos jeunes attaquantes.

C’est vrai que d’un côté comme de l’autre personne n’a un titre foncier dans l’équipe nationale. Et pourquoi pas l’avoir tant qu’on présente encore tous ses atouts !

Les éliminatoires du mondial et de la Can 2020 sont à notre porte et à notre portée. Les deux sorties de nos deux sélections nationales ne doivent plus être des tests mais des matches où il faut gagner pour se qualifier.

Les championnats élite et U20

Si nous n’avons pas encore de rendus des découvertes et autres talents des championnats des autres provinces, celui de l’Estuaire présente déjà beaucoup de révélations qui sont susceptibles de produire les résultats attendus.

C’est le cas de l’OM qui s’est accaparé presque de la totalité de bonnes joueuses venues de l’intérieur, connues déjà à Tchibanga, aujourd’hui bachelières et donc obligées de venir poursuivre leurs études à Libreville.

C’est le cas de Meerlène Mikiela, ancienne sociétaire de Mangasport, aujourd’hui véritable tour de contrôle de la défense de l’OM. C’est aussi le cas d’Amina Hamadama, ex sociétaire de l’Union Sportive de Bitam, fine technicienne en milieu de terrain. Et ce genre de joueuses, on en voit déjà !

A nos sélectionneurs nationaux donc de prendre leurs responsabilités devant la nouvelle histoire de notre football féminin que nos filles veulent réécrire, et de la plus belle manière. Et elles en sont capables ! Et on ira loin !

Par Jean-Claude NOUNAMO            Photos : Fégafoot

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Vallée Sainte Marie Libreville / Gabon

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