Wushu/Entre Assemblée générale élective et réunion d’amis !

La fédération gabonaise de wushu ne cessera d’étonner. Reconnue l’année dernière comme la seule fédération qui a perçu entièrement sa subvention et qui n’a presque rien organisé sur le terrain, en plus d’être une fédération à presqu’une seule ligue, elle a mis la presse dehors dans ce qu’on a de la peine à déterminer comme une AG élective.

Avec pour cadre le siège de l’Agakado, la présidente, Edith Florida Biyoghé, a convoqué une assemblée générale élective dimanche à 17h pour voir les travaux démarrer à 20h30.

Au cours de cette réunion aux allures d’une rencontre d’amis, certes porteurs de badges de l’AG, c’est le secrétaire général de la Fédération, un parfait inconnu du wushu qui prendra la parole. « Nous voulons dire à nos amis de la presse qu’ils n’ont pas été conviés à cette réunion puisque l’Assemblée générale n’a plus lieu et nous n’avons pas prévu de perdiems pour vous », a-t-il déclaré, appelant « respectueusement » la presse à sortir de la salle.

Qui étaient ces délégués porteurs de badges et venus remplir la salle pour une assemblée générale qui n’avait plus lieu ? Qu’est-ce qui peut justifier l’absence à ce huis clos du président de la ligue de l’Estuaire, l’unique ligue en réalité que compte cette fédération ? Pourquoi l’assemblée générale n’a-t-elle plus eu lieu alors que selon nos informations, Edith Florida Biyoghé était candidate unique à l’élection ?

Etant donné qu’il n’est de vérité qui ne saurait se cacher, nous attendons tout de même être édifiés sur ces questions par la présidente fédérale ou son secrétaire général, au plus vite.

Mais dans une interview qu’elle nous avait accordée le 9 février 2016, la présidente fédérale affirmait que « La Fédération gabonaise de wushu se porte bien et même très bien. Et pour preuve aujourd’hui, nous avons déjà des champions sur le plan international. Cette année (2016 : ndlr), nous ferons beaucoup de promotion et de vulgarisation dans les établissements ».

Curieux constat d’une présidente de fédération qu’on a vue dans aucun établissement scolaire pour faire la vulgarisation de sa discipline sportive et dont on attend toujours le bilan de fin de mandat, quoiqu’intérimaire.

Et comme elle a toujours exprimé sa réticence pour la presse, car sachant surtout comment elle est arrivée là, nous allons, par devoir professionnel et gratuitement cette fois-ci, l’accompagner même dans sa gestion approximative de la fédération gabonaise de wushu, en attendant que celle-ci remplisse officiellement les conditions requises par la loi.

En réalité, Mme Biyoghé, dont la discipline bénéficie d’une certaine magnanimité des tenants du sport au Gabon, ne compterait même pas une centaine de licenciés car ne se limitant manifestement que dans la province de l’Estuaire.

Par Jean-Claude NOUNAMO