Karaté/L'AG de clarification et du nouveau départ

Attendue depuis plusieurs mois, c'est finalement ce samedi que la Fégakam a tenu son assemblée générale ordinaire de l'année à Libreville.

C’est en présence du Conseiller du ministre de la Jeunesse et des Sports, Lauwina Moyi, que la famille du karaté gabonais s’est retrouvée samedi dernier dans le cadre d’une Assemblée générale ordinaire. La non-tenue de ce conclave ayant déjà divisé les karatékas du Gabon au point qu’une dissidence est née, dirigée par deux notables de la discipline sportive, Maitres Joumas Peck et Wapacha Mafoumbi.

Occasion donc pour le président fédéral, Paterne Dicka, non seulement d’éclairer les 11 ligues et associations sur les 13 qui ont répondu présent à l’appel de la Fédération, sur les incompréhensions liées aux démissions de ses deux secrétaires généraux, appelés à d’autres fonctions dans leurs administrations.

Explications données, il ressort qu’il s’agissait d’un tissu de mensonges publiés à la place publique par Maitres Joumas Peck et Wapacha Mafoumbi, réunis autour d’un collectif dont le but aurait été de faire partir le président Dicka de la présidence de la Fédération.

Bilan moral et financier passés au peigne fin, Paterne Dicka a reçu quitus de poursuivre son action à la tête de la Fégakama et ce, jusqu’au terme de son mandat en 2017.

Au cours des débats, les présidents des ligues ont posé le problème de la prise en charge de leurs structures. Question longuement débattue mais qui semble ne pas avoir trouvé une solution immédiate, « la Fédération, selon le président Dicka, ne recevant pas de subvention pour la redistribution aux ligues ». Toutefois, la réflexion va se poursuivre, entendu que c’est les ligues qui font la Fédération.

Il faut reconnaître que le mauvais climat instauré par ces anciens dirigeants n’a pas permis à la Fédération gabonaise de karaté de travailler sereinement cette année. Et raison pour laquelle l’AG a été aussi celle de la remise sur les rails de toutes les activités fédérales.

Pour Maître Paterrne Dicka, un accent particulier sera mis sur la formation dans les petites catégories, car « relève de ceux qui sont là actuellement ». Le second objectif auquel la Fédération va s’atteler est la construction d’un siège. « Actuellement nous utilisons les locaux de Delta Karaté Club comme siège national, ce qui n’est pas normal. Nous allons nous battre pour trouver un terrain afin d’ériger un dojo national », a indiqué Paterne Dicka.

Le karaté étant désormais admis comme sport olympique, la Fédération entend se mettre immédiatement au travail afin d’avoir un maximum d’athlètes à Tokyo au Japon en 2020. « Je vais m’y atteler pour que nous ayons des karatékas à ce grand rendez-vous », a assuré le président Dicka, qui peut bien se frotter les mains de voir la dissidence morte d’une bonne mort et donc d’aller au terme de son mandat.

Sera-t-il candidat à sa propre succession, cela se saura d’ici là ?

Par Jean-Claude NOUNAMO