Judo/Les Panthères déterminées malgré la préparation encore approximative.

Le championnat d’Afrique a lieu du 14 au 16 avril prochain à Madagascar. Jusqu’à ce jour, aucun athlète n’est inscrit à la compétition, faute de moyens, ce qui inquiète les judokas, le staff et la fédération.

Antananarive, la capitale de Madagascar servira de cadre, du 14 au 16 avril prochain, à la plus haute compétition africain de judo, le championnat d’Afrique. Trente six pays ont déjà annoncé leur arrivée, ce qui n’est pas encore le cas du Gabon.

Mais entre-temps, Michel Ngome, le sélectionneur national garde ses troupes en alerte, malgré l’éternelle préparation approximative qu’on connaît à notre pays quand il s’agit de certaines disciplines sportives.

Depuis le mois de janvier, il a débuté par un regroupement périodique de 10 jours par mois avec les douze Panthères retenues. Et dès le mois de mars, la préparation est passée à tous les jours.

« Nous avons essayé de faire ce qui est en notre pouvoir sur le plan local. Ce qu’on peut déplorer, c’est de n’avoir pas pu évaluer nos athlètes. Nous n’avons participé à aucune compétition régionale et sous régionale », a déploré le coach national, qui continue d’attendre le strict minimum dû à la préparation d’une équipe nationale. Evoquant entres autres le suivi médical et alimentaire des athlètes, leur casernement,  leur transport.

Mais malgré cet état de fait, il sait compter sur l’orgueil de ses poulains et reste donc confiant. « Les enfants sont motivés, en même temps ils sont dubitatifs car ne sachant pas s’ils vont se déplacer ou pas. Et là on s’en remet aux administratifs qui décideront », a conclu le coach Michel Ngome qui, en ce moment, limite le travail dans le combat réel, donc la force et la rapidité.

Malgré la situation que traverse la fédération gabonaise de judo actuellement, va-t-on refuser cette compétition à nos jeunes, sachant bien que le décompte des points pour la qualification des Jeux Olympiques débute par ce championnat d’Afrique.

 Le Secrétaire général, assurant l’intérim du bureau fédéral démis par le ministère, reste lui aussi accroché au ministère des Sports. « A ma connaissance, la fédération n'a pas encore eu de subvention, bien que les démarches aient été engagées. Nous sommes donc dans l'attente mais le temps presse, les championnats d'Afrique auront lieu dans quelques jours à Madagascar. Si nous n'y participons pas, ce sera la première fois depuis au moins 15 ans et nos athlètes perdront également la possibilité de marquer leurs premiers points pour la difficile course vers les JO », a indiqué Ghislain Essabé, qui veut bien espérer sur le « patriotisme » aussi de la tutelle.

« Le ministre a été saisi et nous avons tout de même espoir », a-t-il déclaré.

Il faut signaler que pour l’expédition malgache, et malgré l’absence de Sarah Mazouz, on note le retour de l’olympienne Audrey Koumba et d’Agono Wuara Karène chez les filles.

Chez les garçons, Paul Kibikaï, Kouamba Poutoukou et Harnold Koussou, habitués des joutes internationales auront tout de même leur mot à dire cette fois-ci.

Par Jean-Claude NOUNAMO