Judo/«Je suis président élu et je ne peux pas être démis de mes fonctions »


Cette réaction du président de la fédération gabonaise de judo (Fegajudo), André Angwé, suite à la décision du ministère des Sports de le suspendre de ses fonctions, sonne comme un nouveau bras de fer après celui du cyclisme.

Va-t-on vers un autre bras de fer entre le ministère des Sports et une fédération après le cyclisme ? Cette question vaut son pesant d’or.

Suspendu de toutes ses activités sur décision du ministère des Sports il y a environ une semaine, le bureau de la Fédération gabonaise de judo (Fegajudo), que dirige Maître André Angwé Aboughé n’entend pas céder à ladite décision.

 Dans une interview accordée à nos confrères de L’Union du 24 mars dernier, le président de la Fégajudo signe et persiste. «Je suis président élu et je ne peux pas être démis de mes fonctions. Je n’ai pas été nommé à ce poste », a-t-il déclaré soutenant que « le ministère a brandi une décision contre un président élu», au motif que sa fédération n’aurait pas d’existence juridique.

Et le président Angwé de se demander si «une fédération illégale » peut organiser un championnat d’Afrique comme en 2015. Pour lui, il ne fait l’ombre d’aucun doute, «On veut surtout régler un problème avec une personne».  

«Il n’y a eu ni assemblée générale, ni démission, ni élections. Les conséquences sont simples : le bureau actuel est toujours en activité (…) Je me considère encore comme le président de la fédération jusqu’à ce qu’une élection soit organisée », a-t-il conclu.

Au finish, on se pose bien la question de savoir qui du ministère ou du président fédéral, André Angwé, a raison.

Une fois de plus, à la ministre des Sports, Nicole Assélé, de bien voir les intentions de son entourage, que nous avions déjà dénoncé à plus d’une occasion, au risque d’échouer dans ce ministère où elle était pourtant si bien accueilli, notamment par le monde du sport.

Par Jean-Claude NOUNAMO