Judo/Le bureau fédéral décide aussi d’écourter son mandat

Selon un communiqué de la Fégajudo et dont nous avons reçu copie, le président André Angwé et ses collaborateurs tiennent à rester loyalistes aux injonctions du ministère des Sports, même s’ils ont à redire sur cette décision de Nicole Assélé.

Réuni récemment avec pour ordre du jour l’organisation des assemblées générales, le comité directeur de la fédération gabonaise de judo et Ju-Jitsu, que dirige Maître André Angwé Aboughé, s’est résolu à écourter son mandat, qui devait aller jusqu’au mois d’avril 2017.

«Suite aux injonctions du ministère de la Jeunesse et des Sports, relatives à l’organisation des assemblées générales électives au plus tard le 31 décembre 2016, en contradiction avec le cadre juridique national et international en la matière. Face aux démarches sans suite engagées par le Comité national olympique et la fédération auprès du secrétaire général du Ministère de la Jeunesse et des Sports et, dans l’intérêt supérieur du judo et des athlètes, le Comité directeur a décidé d’interrompre son mandat et d’organiser son assemblée générale élective, une fois de plus par anticipation », peut-on lire.

Décision qui entraine de facto l’interruption des mandats des ligues, selon le communiqué, sans préciser quand auront lieu lesdites assemblées générales et les procédures liées aux appels à candidatures.

Le communiqué ayant été publié le 21 décembre dernier, toute la question reste celle de savoir comment cette fédération doit s’y prendre pour respecter les délais recommandés par le ministère des Sports. « Un geste de malignité et même de mauvaise foi à vouloir mettre le ministère dos au mur », a déploré un responsable du ministère des Sports.

« L’information rendue officielle, nous attendons la réaction du ministère afin de lancer les AG », a déclaré par la suite le secrétaire général de la Fégajudo, faisant certainement allusion au décaissement des fonds pour l’organisation desdites messes.

Par Benjamin YANGA