Judo/ « On ne peut pas être indéfiniment président de fédération ».

Ces propos sont du candidat à la présidence de la Fédération gabonaise de judo, Christian Ouvélou, qui estime par ailleurs qu’il y a des choses à revoir sur le fonctionnement de cette fédération.

Gabonallsport.info : On parle continuellement d l’élection de la Fédération gabonaise de judo sans une bonne précision de date. Où en sommes-nous exactement ?

Christian Ouvélou : « Pour le moment, j’ai malheureusement pas encore reçu une information en provenance du ministère fixant la date de cette élection à laquelle je suis candidat. Je suis donc en attente comme d’ailleurs le candidat sortant.

Finalement vous êtes candidat à cette élection ?

Bien sûr que oui et j’ai déposé ma candidature à la Fédération comme cela a été exigé. Et au moment où je vous parle, cette candidature se trouve au ministère des Sports.

Vous être dans la course Maître Christian Ouvelou mais en face de vous, c’est quelqu’un qui est à la tête de la Fédération depuis bientôt 25 ans. Quelles vos chances de remporter cette élection ?

La première chance de remporter cette élection c’est que je suis une nouvelle tête et je n’ai participé à aucun bureau durant cette période. J’ai des idées novatrices pour faire avancer le judo car il faut le reconnaître, il y a tellement des choses à faire et à refaire dans nos discipline sportive.

Nous avons un problème de normes et de formation. Il y a des textes qui sont restés en chantier pendant longtemps sans savoir pourquoi ils ne sont pas finalisés ni être validés. Il y a des problèmes de management car en ce moment, nous avons des clubs sinon le plus grand nombre de clubs qui ne devraient plus exister car sans document officiels prouvant leur existence.

C’est le cas des statuts et autres règlements intérieurs et l’agrément technique délivré par le ministère des sports. A ma connaissance, jusqu’à ce jour, seul le club dirigé par Maître Mélanie Engoang rempli ces conditions.

On ne peut pas les dissoudre parce que tous ces clubs concourent déjà depuis longtemps au rayonnement du judo mais ont existé jusque-là dans l’informel. Nous allons donc amener les responsables desdits clubs à se mettre en phase avec la réglementation.

En termes de mandat, je dis qu’on ne peut pas être indéfiniment président de fédération. Dans les actions que j’ai étalé pour mon mandat, cette question est au centre de mes préoccupations et ici je propose qu’on fasse deux mandats et pas plus.

Monsieur le président, on vous connaît président de Jigoro Kano et selon certaines informations, ce club aurait désavoué et demandé l’invalidation de votre candidature.

Vous me donnez là l’occasion d’apaiser les inquiétudes au regard des correspondances adressées par le président fondateur de Kano (Maître Georges Mandjombé : ndlr) au président sortant et puis au ministère. Selon le président fondateur de Kano, j’aurais été irrévérencieux envers lui.

Informé de la démarche je me suis rendu au ministère des Sports car je croyais que c’est ce courrier qui faisait l’objet du report de l’élection. Les raisons du report étant ailleurs, on attend que le processus suive normalement son cours.

Et pour revenir à cette question de l’invalidation de ma candidature par mon club, je crois qu’il ne faut pas oublier que je suis président sortant de la ligue de judo de l’Estuaire et qu’à ce titre je réponds valablement aux critères d’éligibilité. Je crois que c’est le ministère qui a compétence d’invalider une candidature et non un club.

Je suis serein, je poursuis ma campagne en attendant qu’une nouvelle date de l’élection soit fixée.

Entretien réalisé par Jean-Claude NOUNAMO