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International-CAF/Patrice Edouard Ngaïssona rattrapé par son passé de chef de guerre

Candidat au Comité exécutif de la CAF pour la zone Centre et challenger de Pierre Alain Mounguengui, le président de la Fédération centrafricaine de football, est poursuivi dans son pays pour infractions criminelles de grande envergure entre 2012 et 2016.

Patrice Édouard Ngaïssona (PEN), le président de la Fédération centrafricaine de football, candidat avec Pierre Alain Moungunegui du Gabon, pour le Comité exécutif de la Confédération africaine de football pour la zone Centre, devrait renoncer à sa candidature dans les jours qui suivent.

Selon nos confrères du journal en ligne CNC, Ngaïssona est un ancien chef de guerre de la milice anti-balaka. Accusé, avec deux autres de ses compatriotes, de commettre des infractions criminelles de grande envergure entre 2012 et 2016, il attend d’être jugé par la session ordinaire de la Cour criminelle de son pays de janvier à février 2018.

Patrice Édouard Ngaïssona, déclaré coordonnateur de la milice anti-balaka, Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo auto-gradé général en charge des opérations de cette milice et Abdoulaye Hussein, l’un des chefs d’une faction de la coalition Séléka, ont été considérés par l’ONU et plusieurs ONG internationales comme des redoutables chefs de guerre qui ont endeuillé autant des familles en Centrafrique.

Et d’après plusieurs rapports de ces experts internationaux et nationaux, les crimes commis par les anti-balaka et la séléka sont des crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité.

Blanchi par on ne sait qui pour se retrouver à la tête de la Fédération centrafricaine de football puis de l’Uniffac en juillet dernier, PEN avait été arrêté puis libéré provisoirement en 2015 sur ordre direct de l’ancienne présidente de transition, Catherine Samba-Panza. 

Pour beaucoup d’observateurs politiques de Centrafrique, il est l’homme qui aurait planifié l’élimination physique de plusieurs civils musulmans à Bangui et à Bossangoa. Par ses nombreuses déclarations, il serait aussi accusé d’incitation à la haine et au génocide.

« Patrice Édouard Ngaïssona, en restant à la tête de la Fédération Nationale de Football comme président, est le symbole par excellence d’une impunité institutionnalisée du pays. Devenu, à nouveau, l’homme fort du régime, Patrice Édouard Ngaïssona est en outre l’homme d’affaires préféré du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra. À ce titre, il acquiert une immunité diplomatique grâce à son passeport diplomatique et voyage quand il veut et où il désire », peut-on encore lire.

Au siège de la CAF, c’est la déception totale car l’homme aurait été pistonné par Ahmad Ahmad, le président de la CAF. Selon une source digne de foi en ce moment au Maroc où se prépare l’Assemblée générale de la CAF et l’élection des zones, l’annulation du candidat centrafricain sera actée d’ici là.

Par Jean-Claude NOUNAMO

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