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Portrait-Wushu/A la découverte de la première pratiquante et première arbitre gabonaise.

Plus que dans d’autres domaines, le sport reste sans conteste le milieu où on enregistre des passionnés et de véritables vocations. C’est le cas de Lilia Maïté Mbalendo, première gabonaise à pratiquer le wushu et première gabonaise juge-arbitre de cet art martial.
Née il y a 32 ans à Lambaréné, fille de Georgette Khyri et d’Eugène Kiérault Ossoukha, Lilia Maïté est dans les arts martiaux chinois depuis 17 ans, d’abord le kung-fu puis le wushu. 
Athlète jusqu’en 2009, elle va se voir obligée de quitter la compétition car unique femme dans tout le Gabon jusqu’à cette époque à faire du wushu. « Pendant toute cette période, j’ai passé mon temps à faire des combats avec des hommes. Ce qui n’était pas normal », nous dira-t-elle.
N’ayant donc pas de choix à faire, elle s’est lancée dans l’arbitrage. Et là aussi, elle reste jusque-là la seule gabonaise juge-arbitre. Ce qui ne semble pas non plus facile pour elle car elle se retrouve, une fois de plus, obligée d’arbitrer des combats hors catégorie.

A la question de savoir comment se sent-elle au milieu de tant d’hommes, Mlle Mbalendo dit avoir des bons rapports avec tout le monde. « C’est vrai que c’est parfois gênant d’être seule parmi autant d’hommes mais on s’entend bien et on s’accorde sur l’essentiel qu’est l’arbitrage ».
Pourtant, ce n’est pas les mauvais souvenirs qui manquent dans sa carrière qu’elle veut voir évoluer vers l’international après 17 ans de wushu. « J’ai été déjà choquée de constater que malgré mon cas unique et mon expérience, c’est d’autres personnes qui bénéficient des stages en Chine. J’ai déjà fait mes preuves au Gabon et je crois pouvoir apporter désormais un peu plus à l’extérieur. Je pense que je mérite déjà mieux ». 
Voilà qui est dit ! Les injustices qu’on vit parfois dans les fédérations sportives. Surtout lorsqu’on ne partage pas forcément les mêmes convictions que les décideurs ou on refuse de céder à certaines pressions.
A côté de ce volet triste qui la marque assez dans le wushu, notre unique arbitre est fière aussi de sa carrière. « Le plus beau souvenir que je garde du wushu, c’est que je n’ai jamais eu de cas d’accidents tel un blessé ou un fracturé depuis que je suis juge arbitre », révèlera-t-elle.
Officiellement célibataire et sans enfants à charge, Lilia Maïté Mbalendo ne perd pas l’espoir de voir d’autres gabonaises la suivre. Et c’est à ce titre qu’elle encourage les filles dans la discipline, même si cela relève de la politique de la fédération dont le devoir est « de mettre les moyens dans la vulgarisation et la promotion de notre art martial. Et cela passe forcément par les caravanes dans les écoles, collèges et les lycées ».
Cette chrétienne pratiquante déjà façonnée par la culture orientale affectionne particulièrement la musique japono-chinoise et les louanges. Ce qui d’ailleurs la fait aimer Jacky Chan comme acteur de cinéma et son idole sportive est le sprinteur jamaïcain Usain Bolt. 
L’Africaine et la Gabonaise reste égale elle-même en termes de goût culinaire. Elle se retrouve très bien quand elle mange les feuilles de tarots. 
Par Jean-Claude NOUNAMO

 

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