Fégafoot-Election : « Que le Comex ne s’érige pas en tortionnaire de la légalité ! »

Ces propos sont de Gisèle Okome Ebanéga, Conseiller du président de la Fégafoot, qui revient sur son passage à la Fédération, sur le dernier congrès et sur la commission électorale.

Gabonallsport.info : Pouvez-vous présenter Madame ?

Gisèle Okome Ebanega : « Je suis Gisèle Okome Ebanega. Je suis juriste de banque. J’ai 15 ans d’expérience professionnelle. Cumulativement avec mes fonctions à la banque j’ai eu le privilège d’être membre actif de l’Union Sportive d’Oyem avant d’intégrer la Fédération gabonaise de football en 2013 en qualité de juriste indépendant chargé de la rédaction des textes.

Après l’élection du Président Pierre Alain Mounguengui à la tête de la Fédération, ce dernier a souhaité que j’intègre la commission juridique de cette institution. Aujourd’hui je fais office de conseiller juridique du Président de la FEGAFOOT.

Que retenez-vous de votre passage à la FEGAFOOT ?

Le passage à la FEGAFOOT a été une expérience passionnante mais surtout un challenge, un défi qu’il fallait relever. Je me souviens que le premier entretien passé avec le Président du comité de normalisation a été déterminant pour que ma candidature soit retenue. Sans mettre les gans, le Président Ndoumbou m’a dit que la FIFA avait fait obligation à la FEGAFOOT d’élaborer un panel  de textes conformes aux standards et que l’organisation des élections ne pouvait se faire sans ces préalables. Chose que je me suis attelée à faire.

A mon actif, nous avons revisité les statuts et élaboré les textes qui étaient quasi inexistants à la Fédération notamment le code électoral, le code disciplinaire, le code d’éthique, les règlements généraux, le règlement intérieur…etc.

A la fin de ce processus de rédaction des textes, ma plus grande satisfaction fut la validation de ces différents textes par la FIFA. Et surtout, les encouragements et les félicitations que j’ai reçus de cette haute institution.

Lors du dernier congrès qui s’est tenu le 10 mars dernier à Akanda, vous avez fait une communication qui aurait fait beaucoup de bruit. De quoi s’agissait- il ?

Je vous fais l’économie des irrégularités et violations flagrantes aux textes fédéraux dont a été entaché ce congrès puisqu’elles ont déjà été décriées par certains candidats en vue du renouvellement du comité exécutif de la FEGAFOOT.

Je voudrais pour une meilleure compréhension de tous planter le décor avant de répondre à cette question. Lors de ce  congrès, le point majeur inscrit à l’ordre du jour était « l’élection des membres de la commission électorale et de la commission de recours. »

Au moment d’accéder à la salle du congrès, j’ai constaté un premier dérapage. En effet, plusieurs candidats à l’élection se sont vu refuser l’accès à la salle du congrès par les agents de la FEGAFOOT postés à la porte. Mon intervention auprès du Secrétaire général intérimaire à l’effet de leur autoriser l’accès à la salle est restée vaine.

Le second dérapage était de découvrir à l’intérieur des chemises qui étaient distribuées aux congressistes  la composition des commissions électorales et de recours. La réalité c’est que les membres de ces deux commissions étaient connus d’avance et que l’élection n’avait plus lieu d’être. En d’autres termes, nous assistions non pas à une élection, mais plutôt à des nominations ou cooptations.

Le troisième dérapage était de constater que le Secrétaire général intérimaire  chargé de décliner l’ordre du jour avait volontairement ignoré toutes les candidatures et s’était contenté de faire la lecture et la présentation  des membres coptés tel que cela ressortait des chemises mises à la disposition des congressistes.

Dès lors, ma communication à cette haute instance du football gabonais avait tout son sens. Elle m’a permis d’exiger de manière solennelle la présence dans la salle de tous les candidats. Mieux, de demander aux congressistes de statuer sur toutes les demandes de candidatures déposées au siège, de rappeler les textes fédéraux notamment le code électoral et enfin d’exiger le respect de ces textes !

Que disent concrètement les textes ?

Vous voudriez bien retenir qu’en matière d’élection, c’est le code électoral qui s’applique (article 2 de ce code). Or ce code précise en son article 3 que les « principes démocratiques doivent être respectés tout comme ceux de la séparation des pouvoirs et de la transparence. »

L’article 5 du même texte précise que les membres des commissions électorales et de recours sont élus.

L’article 11 quant à lui dispose que les dossiers de candidatures sont déposés dans un délai d’un mois avant la tenue de l’Assemblée générale élective. 

Je vous invite également à visiter les articles 17, 18,19 qui traitent des élections, des bulletins de vote et de l’urne. Il y est clairement indiqué que les élections doivent se faire à bulletin secret. L’exigence des bulletins de vote, d’une urne et d’un isoloir y est inscrite en lettre d’or.

Que faisons-nous de ces textes ? Il y a là un sérieux problème.

A vous entendre parler, voulez-vous dire que ces deux commissions sont illégales ?

Absolument illégales. Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi des éminents magistrats chargés de dire le droit qui étaient dans la salle du congrès ont laissé passer cette mascarade au prétexte de leurs petits conforts égoïstes puisqu’ils ont été coptés pour siéger à ces différentes commissions.

Ce qui est encore plus grave, c’est qu’ils sont restés de marbre lorsqu’il s’est agi de me forcer à sortir de la salle du congrès. Je signale au passage que le président de la Fédération  et le SG intérimaire ont donné l’ordre à deux agents de la FEGAFOOT de m’arracher l’accréditation et de me mettre à la porte. Ces derniers m’ont d’ailleurs poursuivi jusqu‘à la sortie de l’hôtel où se déroulait le congrès.

Finalement quel est votre regard de juriste sur l’élection du 31 mars prochain ?

Un congrès irrégulier ! Des membres de la commission électorale et de recours coptés et non votés ! Non  nous ne pouvons pas continuer à avancer en eaux troubles.

Je suis pour le respect des textes. J’invite le Comité exécutif de la FEGAFOOT à ne pas s’ériger d’avantage en tortionnaire de la légalité. Je suis vraiment choquée car je réalise que le travail que nous avons abattu pendant le Comité de normalisation avec le président Ndoumbou, en élaborant un socle juridique sur lequel pouvait se reposer le football gabonais, est foulé aux pieds.

Toutefois, l’indicateur donné par les 14 clubs qui ont voté contre est un élément déterminant qui mérite d’être pris en compte. En effet, nul ne doit ignorer que ce sont en réalité ces clubs qui s’investissent lourdement pour tenir haut le flambeau du football gabonais ».

Par Benjamin YANGA

 

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