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Boxe/Taylor Mabika : « Je combats ce 18 février à Paris et en mars à Libreville»

 

Le boxeur international gabonais nous a fait cette confidence ce samedi 10 février, au cours d’un entretien où il nous a fait l’économie de son programme sportif de l’année 2018, non sans évoquer son après-carrière.

Gabonallsport.info : Huit mois après votre sacre à Port-Gentil comme champion Méditerranéen  WBC  lourd-léger, qu’est-ce que cette ceinture a apporté à votre  carrière?

Taylor Mabika : « Merci de me donner l’opportunité de m’exprimer dans votre tribune. En effet, cette ceinture m’a permis de me positionner dans le gotha des boxeurs de la WBC. Mohamed Ali ou encore Mike Tyson ont détenu la ceinture de champion du monde WBC. L’obtention de ce graal me classe dans le top 40 de la WBC, toute chose qui a influencé positivement ma boxe et me donne l’envie d’aller vers l’avant.

Après le combat, Taylor est reparti en France et c’est le silence total. Ce mutisme peut-il être une source de ressourcement ou vous observez d’abord un break ?     

(Sourire !) Je ne fais pas de break. Pour vous dire, je  suis en pleine préparation de deux grands combats. Le premier aura lieu ce 17 février à Corneilles en Parisi (Val d’Oise en France). Je vais affronter le Bosniaque Drazan Janjanim. 

Au-delà de la simple préparation, ce combat me permettra d’engranger des points afin améliorer mon classement mondial.

Le second combat se tiendra au mois de mars à Libreville au Gabon. C’est un combat qui mettra en jeu la ceinture de WBC francophone. On espère que ça va bien se passer.

Si l’on lance un regard critique sur votre prochain combat, on peut s’apercevoir qu’il prend des allures d’un combat de gala ou d’entrainement, est-ce le cas?

Pas du tout. Tout d’abord c’est un combat organisé dans le cadre du prochain championnat WBC Francophone. Ce championnat est une étape vers le championnat du monde WBC pour un boxeur licencié ou natif d'un pays francophone. Ensuite, c’est un combat qui permet de soutenir voir améliorer mon classement mondial avant l’échéance de mars à Libreville qui sera un combat clé vers le championnat du monde WBC.

Enfin, c’est l’occasion de renforcer ma visibilité puis d’annoncer la médiatisation du futur champion WBC Francophone co-organisé par Yoka Com ‘Event.

J’ai à mon actif 20 combats professionnels avec 17 victoires dont 9 par KO 2 perdus et 1 nul.

Vous conviendrez certainement avec nous que  vous tenez au crépuscule de votre carrière, est ce que vous avez déjà préparé une relève, que ce soit en France ou au Gabon? 

Oui, c’est la première chose à laquelle on pense dès le jour où on devient professionnel. Pour ce qui est de ma part, il y a des années que j’ai passé mon diplôme d’entraineur (2011 et 2012) à la Fédération française de boxe. Je suis entraineur et donne des cours dans ma ville de résidence Corneilles en Parisis depuis 2008. C’est donc une façon pour moi de préparer ma retraite.

Et à chaque fois que j’ai l’occasion de venir au pays pour des combats, je n’hésite pas, car le Gabon m’a  tout donné et la logique voudrait que je lui rende l’ascenseur.

Depuis un moment, on constate une forte présence de l’effigie de Taylor Mabika dans la quasi-totalité des panneaux publicitaires de Libreville.  Cela met-il  en exergue votre aspect iconique ou bien  vous êtes un exemple à suivre pour  les jeunes générations qui rêvent de faire carrière dans la boxe ?

Je ne voudrais pas m’inscrire dans certains de vos propos. Parce que le peuple gabonais est suffisamment mûr et seul son opinion sur la chose peut avoir un écho. Mais il faut aussi dire que j’ai eu la chance d’avoir de partenaires infaillibles comme Gabon Oil Company et Yoka, qui m’aident souvent à préparer mes combats,  m’accompagnent dans tout ce que je fais.

Je pense que beaucoup de boxeurs auraient voulu être aussi accompagnés et traités comme moi mais, seul Dieu nous donne ces occasions. Voilà alors ce qui justifie la forte présence de mon image dans les panneaux dont vous parliez.

Aujourd’hui, la boxe gabonaise est dans un état inquiétant, qu’est ce que cela vous fait en tant que Gabonais et  boxeur international ?

C’est vraiment avec un sentiment de tristesse que je vais aborder dans les lignes qui suivent.  Mais comme on le dit souvent, «  le vin est tiré, il faut l’avaler ». Nous espérons simplement que le nouveau président mettra du sien afin de redorer les lettres de noblesses à cette discipline sportive dans laquelle plusieurs athlètes se sont distingués.

Pour ma part, je resterai toujours à l’écoute de la boxe gabonaise et j’ai foi au nouveau patron de la Fédération gabonaise de boxe (Fégaboxe). Je sais qu’il a des bonnes idées mais il faut lui donner du temps.

Taylor avance donc de façon progressive vers le sommet de la discipline. Est-ce qu’on peut espérer vous voir  candidat à la Fédération gabonaise de boxe ?

Le temps nous  le dira. Mais  pour le moment, je ne pense pas à ça, je préfère me consacrer à autre chose. Je reste très ouvert à la boxe gabonaise et je suis prêt à la soutenir.

Il y a plusieurs années que j’avais amené le matériel au Gabon, mais il a été très mal partagé par le président qui était à cette époque. Ce qui a fait que je m’abstienne de ce genre de don, vu que j’avais été contrarié par ce comportement. Maintenant que nous avons une nouvelle équipe, j’ai eu à discuter avec Alfred Bongo. Je  pense que je vais reprendre ce genre d’actions.

Avez-vous un mot de fin pour clore cet entretien Taylor Mabika ?

Je dis merci à tous mes compatriotes et leur souhaite bonne année même si cela semble venu trop tard. Je leur dis qu’en mars, je serai au Palais des Sports de Libreville. Je pense qu’ils viendront me soutenir  comme ils l’ont toujours fait.

Pour ce combat de mars, je donnerai toujours le meilleur afin d’honorer une fois de plus notre patrie. Pour ce faire, je m’entraine depuis plus de deux mois dans le but de venir à bout de mon adversaire dont le nom vous sera connu dans les  prochains  jours ».

Par Kennedy ONDO MBA et Josué EBOZO’O

 

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