Fégafoot-Election/Bosco Alaba Fall candidat indésirable ?

Selon nos confrères d’Echos du Nord qui reviennent sur l’affaire Alaba Fall-Bgfibank, ils estiment que l’histoire de ce candidat interroge ouvertement sur sa probité morale.

A quelques jours de l’élection à la présidence de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), tout porte à croire que certains candidats pourraient se faire dans leurs pièges car rattrapés par leur passé.

C’est le cas de Bosco Alaba Fall, considéré par nos confrères d’Echos du Nord de ce lundi matin comme « indésirable pour briguer la présidence de la Fégafoot ».

En ressortant au grand jour l’affaire Bosco Alaba Fall-Bgfibank et qui avait défrayé la chronique de juillet 2008 à l’année 2009, nos confrères s’interrogent si « on peut se présenter à une élection où il sera question de  gestion des fonds tant de l’Etat que des diverses subvention de la Fifa lorsque l’histoire d’un candidat interroge ouvertement sur sa probité morale ».

En répondant par la négative parce qu’une « affaire des plus rocambolesques sur des soupçons d’enrichissement illicite est toujours pendante à la Commission statuant sur des cas d’enrichissement fulgurants », Echos du Nord signe donc que « la candidature de Bosco Alaba Fall est indésirable ».

Et nos confrères de conclure : « Avant de se lancer dans une élection de ce type, Alaba Fall devrait prouver à la Fifa que rien ne se présente comme un obstacle à sa probité ».

Bref récapitulatif des faits

L’affaire remonte en 2008 après que le compte bancaire de M. Alaba Fall, domicilié à Bgfibank avait été divulgué sur le net internet. Employée de la Bgfibank, Marlène Rapotchombo était entrée dans le compte de Bosco Alaba Fall « par simple curiosité » et avait constaté des transactions financières de l’ordre de 300 millions de FCFA effectuée en l’espace de 48h sur le compte bancaire de l’ancien procureur de la République.

Les documents sont publiés sur le net et la presse locale. Après une enquête interne menée au sein de la banque il avait été révélé que Mme Rapotchombo était à l’origine de la fuite de ces informations, violant ainsi le secret bancaire. Et l’accusée avait immédiatement été arrêtée et placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville.

Le 16 février 2009, nos confrères de Gaboneco faisaient ensuite état de son emprisonnement, par le parquet près du tribunal de première instance de Libreville, à six mois de prison ferme, suivi d’une amende de 300 000FCFA, à l’encontre de la dame.

Le 28 juillet 2008, l’affaire avait même suscité la montée au créneau des organisations de la société civile, engagées dans lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent, l’enrichissement illicite, la mauvaise gouvernance et la défense des droits de l’Homme car les dits mouvements financiers, et bien d’autres cités, jetaient le trouble sur la nature et les origines de ces fonds.

Pour la société civile, « le Premier Juge d’Instruction saisi de l’information dans sa quête de la vérité était-il obligé de décerner un mandat de dépôt à Mademoiselle Marlene Rapontchombo-inculpée-bénéficiant encore de la présomption d’innocence, ayant un emploi à préserver et ayant un domicile connu ? ».

Et du coup on avait par la même occasion estimé ici que  « Ce Juge d’Instruction, une fois saisi de la plainte aurait dû obligatoirement être conduit à s’interroger sur l’origine d’une telle fortune par rapport à la qualité de modeste fonctionnaire du service public de la justice du plaignant et conséquemment inculper également le plaignant Bosco Alaba Fall pour origine illicite de fortune et non déclaration desdits revenus voire pour blanchiment d’argent, les relevés de bancaires servant de preuve ».

Considérant donc à l’époque l’obligation pour Monsieur Bosco ALABA FALL de fournir à la Justice les éclaircissements et de lever toute équivoque sur la provenance des importantes sommes d’argent (300 millions) versées en espèce dans son compte BGFIBANK en deux jours, en violation du règlement bancaire exigeant une justification pour tout versement dépassant 5 (cinq) millions de francs cfa, la société civile était aller plus loin en sollicitant de Monsieur le Président de la République (Omar Bongo Ondimba : ndlr) « la suspension immédiate de Monsieur Bosco ALABA FALL de ses fonctions de Procureur de la République et de toute autre fonction judiciaire et la tenue d’un Conseil extraordinaire de la Magistrature aux fins de statuer sur ladite affaire »

Certainement que le « candidat indésirable », Bosco Alaba Fall, trouvera une tribune, le moment venu, pour éclairer l’opinion publique sur sa probité morale et prouver le contraire à nos confrères d’Echos du Nord

Par Jean-Claude NOUNAMO

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