Omnisport/Jean Noël Eya'a candidat au Comité National Olympique

L'ancien volleyeur et président de la ligue du Haut-Ogooué et acteur de la société civile l'a fait savoir ce samedi, avec un programme qu'il estime réaliste et réalisable. Texte intégral.

 

« Mesdames  et  Messieurs les journalistes, bonjour.

 

Je  vous  remercie très  sincèrement  d’avoir  accepté de couvrir  cet  évènement  pour  lequel  je  vous ai convié et j’espère compter  sur  vous pour sa fidèle  répercussion  auprès  des  populations, en général, mais surtout  auprès  du  grand public sportif  gabonais en particulier.

 

En effet, si je vous ai convié à ce point de presse ce samedi 25 Mars 2017 dans cette salle de la Chambre de Commerce de Libreville, c’est pour annoncer officiellement ma candidature à la Présidence du Comité National Olympique, dont les élections doivent avoir lieux dans quelques semaines suivant le calendrier que va publier le Président sortant.

 

Evidemment  que d’aucuns seront surpris par ma candidature, tant elle semble sortir de nulle part, vu que très souvent  les candidats à ce poste émanent de personnalités connues du grand public. Mais pour ceux qui me connaissent et avec qui je partage mes projets au quotidien, il y a bien longtemps que je mûri cette ambition.

 

Mesdames et Messieurs, il est évident que la première question qui vous vient à l’esprit, est celle de savoir ce qui motive cet homme sorti du peuple, que je suis, à briguer ce poste.

 

Le constat

 

Sans m’attarder sur les détails, vu qu’il ne s’agit encore ici que d’une déclaration de candidature, je me contenterai de vous dire que ma motivation part de plusieurs constats dont : 

 

·         Résultats sportifs à l’international ne reflétant  pas le coût des dépenses publiques  engagées (soit plus de 5 milliards en 2016 : participation bâclée de nos athlètes à la CAN2017 et à la Tropicale Amissa Bongo 2017 ; etc.) ;

·         Absence de projets  sportifs précis,  tant au niveau des ligues, des fédérations sportives qu’au niveau du CNOG : pas de vision, de planification et d’évaluation, etc. ;

·         Impression de démission collective et de pourrissement généralisé, eux-mêmes caractéristiques  d’un manque d’esprit d’excellence et de réussite ;

·         Absence de bilan après les compétitions internationales. Les mêmes causes  produisant les mêmes effets, on a l’impression que l’engouffrement dans la spirale de l’échec est une situation qui nous plaît bien ;

·         Découragement des athlètes : absence de vocation et d’émergence de nouveaux talents. Etc.

 

Mesdames et Messieurs, il est évident que cette liste des constats n’est pas exhaustive. A d’autres occasions, nous reviendrons plus amplement sur ceux-ci.

 

L’analyse de la situation constatée

 

De l’analyse des forces et faiblesses de  l’univers sportif gabonais (national) il ressort ce qui suit :

 

Pour ce qui est des FORCES :

 

·         Une vingtaines de fédérations sportives avec des ligues provinciales sur l’ensemble du territoire ;

·         Plus de vingt milles licenciés ;

·         Existence d’un Fonds national pour le développement du  sport ;

·         Accès aux bourses olympiques et au financement des projets par la Solidarité Olympique ;

·         Ligue professionnelle du sport : football ; handball, etc.

 

Quant aux  FAIBLESSES :

 

·         Faiblesses des associations sportives : absence de personnalité juridique, de statuts et règlement intérieur pour plusieurs ; absence de clubs formateurs et d’associations omnisports ; les ligues provinciales sont dépourvues de subventions ; etc.

·         Problèmes de communication : les activités sportives sont méconnues des éventuels partenaires et du grand public ;

·         Absence de sport de masse sur l’étendue du territoire ;

·         Insécurité des athlètes (pas d’assurance médicale, problèmes d’employabilité des anciens sportifs. Etc.

 

 

Mesdames et Messieurs les journalistes, sans en avoir concerné tous les contours, j’ai également jeté un coup d’œil sur l’Environnement du Mouvement sportif national, notamment les opportunités qui se présentent à lui, mais aussi et surtout les menaces qui le guettent.

 

Pour ce qui est  des Opportunités :

 

·         La forte implication des autorités publiques dans la vie sportive ;

·         Certains acteurs extérieurs  sont intéressés par la performance du mouvement sportif gabonais : entreprises, collectivités locales, quelques mécènes, etc. ;

·         L’amour du sport et l’appropriation des valeurs olympiques (Excellence, amitié et respect) par le peuple gabonais. Etc.

 

Quant aux Menaces :

 

·         L’Etat comme seul source de financement : les difficultés conjoncturelles  limitent l’appui de l’Etat et fragilisent à terme le développement du sport ;

·         Ingérence du politique dans le sport : des conflits inutiles qui perturbent les activités sportives ;

·         Absence d’affirmation du mouvement sportif comme partenaire des autorités publiques ;

·         Absence de la pertinence et de la maitrise de la dépense publique. Etc.

 

Ma contribution

 

Mesdames et Messieurs les journalistes, après ces constats et analyses, il va sans dire qu’il me revient de devoir vous proposer ou vous entretenir sur ce que je considère comme mon apport au CNOG. En d’autres termes, qu’est-ce que je veux insuffler au CNOG afin de le sortir de son coma actuel ?

L’ambition de faire du CNOG le leader du mouvement sportif gabonais, partenaire des autorités publics et du secteur privé pour le développement du sport national par les actions suivantes :

 

·         Représenter et développer l’intérêt du mouvement sportif auprès des partenaires publics et privés ;

·         Animer le réseau des associations sportives en s’appuyant sur les performances des ligues provinciales ;

·         Organiser la fonction communication et le marketing sportif des fédérations et des ligues provinciales ;

·         Moderniser le CNOG afin qu’il s’adapte aux exigences actuelles du sport tant pour la promotion des valeurs olympiques que pour le rayonnement du Gabon.

 

Toutefois, cette aventure titanesque ne peut se réaliser que sous certaines conditions  dont :

 

L’Implication de tous les acteurs intéressés par la performance et l’excellence du mouvement sportif gabonais. ENSEMBLE NOUS SOMMES FORTS, ENSEMBLE TOUT EST POSSIBLE !

 

Le défi  va être de mobiliser tous ces acteurs autour de cet objectif. D’où l’intérêt du projet sportif national que nous sommes en train de monter de façon participative et que nous vous soumettrons à votre appréciation très prochainement.

 

Ma présentation

 

Enfin Mesdames et Messieurs les hommes de média, je sais que l’autre question qui  découle de tout ce qui précède, est de savoir qui est  votre humble serviteur, celui-là qui ambitionne de porter haut l’étendard  du Mouvement sportif gabonais ?

 

Je suis Eya Ndong Jean Noel, né en 1967 à Sougoudzap-ville, le regroupement des  villages qui abrite le Stade d’Oyem. Ma mère s’appelle Ntsame Menié Marie-Claire et mon père s’appelait Paul Ndong Bibang, ancien international gabonais du début des années 60. Je suis donc un Gabonais.

 

J’ai fait ma scolarité au Lycée Technique National Omar Bongo, puis mes études supérieures à l’Institut National des Sciences de Gestion. Je suis un ancien de l’Université Omar Bongo (UOB). Par la suite j’obtiens un master en gestion des projets de coopération à l’Université de Lille 1 et une certification en Management des Politiques et des Organisations Publiques  à Sciences Po Paris.

 

Quant à mon expérience professionnelle : je cumule plus de 23 ans comme cadre supérieur dans le secteur privé, le secteur public et les organisations internationales.

 

Je suis en outre un spécialiste des organisations de la société civile gabonaise.

 

Profil sportif (joueur, entraineur, dirigeant, organisateur d’évènements sportifs) :

 

Pendant plus de 13 ans, j’ai été licencié OGSSU dans la section volley-ball : plusieurs fois champion de l’estuaire, champion du Gabon en scolaire et en universitaire.

 

Pendant que j’étai Président du club LG60 FC de la SIAEB-BOUMANGO, j’ai initié à la pratique du Volley-ball dans le Département de l’Ogooué-Letili avec la mise en place de la section Volley-ball dans le club qui deviendra par la suite LG6 Association Omnisport.

 

J’ai été Président de la ligue de volley-ball du Haut Ogooué de 2000 à 2004. De 2002 à 2004 et j’ai réalisé et animé un partenariat avec la ligue des Flandres de Volley-ball (France) pour l’animation d’un programme d’initiation au volley-ball au Lycée d’Etat et au Collège Publique de Franceville.

 

Par ailleurs,

 

J’ai été organisateur de la Coupe RABI KOUNGA/Fondation Entreprise en création/Communication des Sociétés Shell au Gabon.

 

J’ai initié et organisé la Coupe du département de l’Ogooué Letili (Haut-Ogooué).

 

Enfin, à ce jour, je suis membre fondateur de l’ONG IZOBE SPORTS PROMOTION qui prend part à  la « League »  Africaine de Basket-ball  depuis 2016 et Membre du Comité Directeur de NDZIMBA Volley-ball.

 

Appel aux Présidents de fédérations

 

Je ne terminerais pas cette déclaration sans solliciter les grands électeurs qui sont les Présidents de fédérations de sports olympiques dans notre pays, sur la responsabilité qui leur incombent  à cette occasion. Votre vote va engager le mouvement sportif entier dans la prochaine Olympiade qui doit être d’excellence pour notre pays. C’est pourquoi je vous supplie d’être exigent et vigilant sur la cohérence des projets sportifs qui vont vous être présenté. Et sur l’expérience des candidats et leur capacité à le réaliser.

 

Je reste disponible de tous les rencontrer afin de soumettre, pour appréciation, mon projet sportif que plusieurs parties prenantes trouvent pertinents parce que cohérent, réaliste et provenant du mouvement sportif gabonais.

Je vous remercie ».

 La Rédaction