Omnisport/Ces fédérations sportives appelées à disparaître !

Dans un pays comme le nôtre où le laisser-aller est devenu une norme, il va être difficile de demander aux citoyens de se conformer désormais à la loi. Cette observation est faite dans le monde sport.

Lors de sa prise de contact avec les fédérations sportives, la nouvelle ministre des sports, le Docteur Christian Nicole Assélé a mis les présidents de toutes les fédérations devant leur responsabilité, en leur demandant de régulariser leurs situations juridiques.

Alors que la loi gabonaise exige que pour être érigé en fédération sportive, une association doit avoir au moins trois ligues provinciales et un siège social. Ce qui ne semble pas le cas pour certains. Au Gabon, il y a certains fédérations sportives dont le siège se trouve dans le domicile, le bureau ou l’ordinaire du président et qui ne se limitent qu’à la ligue du Gabon.

Sur une vingtaine de fédérations sportives que comptent le Gabon, nous n’avons pu voir que les sièges de la Fégafoot, de la Fégahand, Fégabab, Fégajudo, Fégaboxe et dans une certaine mesure la Fédération de golf et de karaté. Ce qui sous entend donc que les sièges de la Fédération gabonaise de wushu, de taekwondo, de natation, de rugby, d’athlétisme et autres volleyball, tennis de table et tennis de cours se trouvent dans les ordinateurs de leurs présidents.

Il en va de même de la question des ligues provinciales. Et du coup, on se demande comment l’Etat gabonais a-t-il pu délivrer des récépissés à ces « fédérations fantômes » sans vérifier si elles remplissaient les conditions requises. Comment l’Etat gabonais a pu débloquer pendant des années des centaines de millions de subventions aux dites fédérations.

A notre avis, la responsabilité de certaines directions du ministre des Sports, notamment la direction générale des Sports est engagée.  

« Je vous préviens que toutes les fédérations sans siège et qui n’ont qu’une ou deux ligues provinciales redeviendront associations et ne pourront plus bénéficier de la subvention qui leur était allouées », a martelé Nicole Assélé.

D’ailleurs, pour toucher ces faits du doigt, la ministre des Sports entend entreprendre dans les meilleurs délais une tournée dans toutes les fédérations afin de s’imprégner des spécificités et de la vérité des faits de chacune.

Le ton est donné et les présidents des fédérations « fantoches » n’ont que quelques semaines pour régulariser leurs situations s’ils veulent continuer à « manger ».

Benjamin YANGA