Omnisport-Rio 2016/Que sont devenus nos ambassadeurs après les JO ?

Aux politiques la politique et aux sportifs le sport. Alors que les politiques se préoccupent de ce que les uns et les autres seront aux lendemains de l’élection présidentielle du 27 août dernier, dans le monde du sport, l’on s’interroge sur l’après Rio 2016.

Sortis par la petite porte lors des Jeux olympiques de cette année car sans la moindre médaille ni un classement assez honorable, tous ceux qui s’intéressent au sport au Gabon se demandent ce que sont devenus Sarah Mazouz, Paul Kibikaï, Anthony Obame, Rudy Zang Minlama, Maël Ambonguillat et Wilfried Bibangoye.

Et comme par enchantement, aucun dirigeant des Fédérations dont les athlètes étaient à Rio n’est sorti pour un rendu de son ou ses poulaines. D’André Angwé du judo à Martial Paraiso de l’athlétisme en passant par Davy Mbembo du taekwondo et Crescent Pambo de la natation, c’est le silence total. Même Léon Folquet, le très médiatique président du Comité national olympique, ou le ministre des Sports, Blaise Louembé, ont eux aussi choisi le silence.

A croire que ces jeunes devaient être accueillis en héros comme en Côte d’Ivoire, en Tunisie ou en Afrique du Sud, si et seulement si quelqu’un remportait une médaille. Ce qui n’est pas mauvais mais même sans médaille, ils ont le droit d’être présenté à la nation gabonaise car l’ayant représenté dans une sphère aussi élevée comme les Jeux Olympiques.

Nous osons croire que d’ici là, le président du CNOG ou le ministre des Sports fera une sortie pour rendre compte du passage de nos athlètes aux Jeux Olympiques.

Par Benjamin YANGA