Athlétisme/Pas d’athlète gabonais aux championnats d’Afrique à Durban ?

C’est ce mercredi que les championnats d’Afrique d’athlétisme débutent en Afrique du Sud. Aux dernières nouvelles, Martial Paraiso, l’ancien nouveau président de la Fédération gabonaise d’athlétisme n’aurait inscrit aucun athlète gabonais, et donc Ruddy Zang Minlama.

 Aucun athlète gabonais ne prendra part aux championnats d’Afrique d’athlétisme, prévus les 22 et 23 juin prochain à Durban en Afrique du Sud. C’est ce qui nous revient d’une source de la Confédération africaine d’athlétisme. Et du coup, l’on s’interroge au jour le jour sur le silence observée dans cette discipline depuis le retour aux affaires de l’ancien-nouveau président, Martial Paraiso.

Ce qui inquiète le plus, c’est le cas de notre sprinteuse Ruddy Zang Milama, pourtant qualifiée pour les JO de Rio, non inscrite à cette compétition qui était pourtant pour elle l’ultime étape et virage décisif pour sa préparation pour Rio.

A côté d’elle, il y a Luccioni Mvé, le meilleur lanceur de poids, parti en préparation en France pour cette compétition lui aussi sera absent au grand meeting de Durban. La fédération aurait déclaré à la sprinteuse que « l’Etat gabonais n’a pas débloqué les moyens pour préparer les athlètes et par la suite, inscrire ces derniers aux championnats d’Afrique ».

Si c’est deux athlètes déjà bien connus ne se rendent à pas en Afrique du Sud, on comprend bien la situation des plus jeunes de Libreville et de l’intérieur du pays, abandonnés à eux-mêmes.

Devant cette situation visible d’aucun plan de relance et de redynamisation des activités, les interrogations ressurgissent. Pourquoi le ministère des Sports a subtilement retiré le commandant de police à la retraire, Jacques Obame ESSONO, de la présidence de la Fédération alors que l’homme avait été régulièrement élu ? Qu’est-ce qui justifie encore cette léthargie du président Paraiso depuis son retour aux affaires en décembre 2015 ?

En tout cas, cela ne fait l’ombre d’aucun doute, Martial Paraiso, très sceptique à la presse, bénéficie d’un parapluie au ministère des Sports.

Et ce qui est sûr, c’est que l’homme sera en Afrique du Sud, même en sa qualité de délégué du Gabon, la compétition étant statutaire de la Confédération Africaine d’Athlétisme (CAA). Et là aussi on se demande ce que vaut la présence d’un président de Fédération dans une compétition d’athlétisme, sans aucun athlète sur les pistes ?

Par Jean-Claude NOUNAMO