Athlétisme-Marathon du Gabon/Les fédérations sportives sous pression

Dans une note de service envoyée aux présidents des fédérations sportives par le directeur général des Sports, Edouard Missoni indique curieusement que « La représentation de toutes les fédérations et associations sportives est obligatoire ».

Le « camarade » Edouard Missoni Idembi, confond-il le parti où tout ou presque est obligatoire dès que le chef a décidé, au milieu sportif où on est libre de ses choix ? A-t-il reçu l’ordre de sa hiérarchie pour pondre cette note de service assez mal accueillie dans les fédérations sportives et certains sportifs?

En prélude au Marathon international du Gabon, le directeur général des Sports a envoyé une note de service à tous les président des fédérations sportives datant du 24 octobre dernier et dans laquelle il leur demande de lui « faire parvenir au plus tard le 28 octobre 2016, la liste des athlètes que vous avez bien voulu retenir pour honorer à ce grand évènement sportif » .

Premier couac de la note de service de Missoni, la durée très courte (5 jours) exigée aux présidents des fédérations de lui fournir les listes des athlètes alors qu’aucune fédération n’a encore fait la reprise des activités.

Second couac, dans son injonction, non seulement il affirme que « La représentation de toutes les fédérations et associations sportives est obligatoire » mais en plus il « attache du prix au strict respect de cette note ».

Mais si le directoire de la fédération gabonaise de handball pourra trembler devant la note pour les raisons qu’on connaît, certains dirigeants de clubs s’insurgent contre « la méthode mise en place par le ministère des Sports ». « Qui leur a dit que leur histoire-là est obligatoire », s’est interrogé un sous anonymat.

Chez les volleyeurs et les basketteurs, la réaction est presque la même. « C’est regrettable, ils confondent la politique au sport. Nous n’avons pas d’injonctions à recevoir de la direction générale des Sports pour inscrire nos sportifs au marathon du Gabon. C’est un acte volontaire et personnel », a déclaré un dirigeant de la Fédération gabonaise de basketball dont les propos sont similaires à celui de la Fégavolley.

Sur les réseaux sociaux, l’on semble plus virulent sur la démarche du DG Missoni. « Il confond les terrains », « Qu’il aille inscrire ses enfants, nous on pleure encore nos amis et frères assassinés », « rien à foutre », « nous ne sommes pas leurs moutons », peut-on lire ici et là.

Il faut signaler que malgré ce dérapage, les inscriptions volontaires ont débuté samedi dernier.

Par Jean-Claude NOUNAMO