Dixiades 2016/Le Gabon retire ses athlètes de la compétition.

A la suite d'une grève déclenchée par les organisateurs de la compétition pour primes non versées, le Gabon s'est vu obliger de retirer ses judokas qui devaient combattre ce mercredi par équipes.

Partis à Ebolowa au Cameroun, 200km au sud, afin de prendre part aux Dixiades 2016, les judokas gabonais, ainsi que plusieurs autres athlètes, n’ont pas pu terminer la compétition. Une affaire de primes non payées aux organisateurs a entrainé une grève qui en serait la cause.

Selon le récit fait par nos confrères de la presse camerounaise, la grève a commencé à l’atelier judo et karaté ce 14 décembre. «Ce matin, les encadreurs ont décidé de rentrer dans leurs primes avant d’engager la journée ; les organisateurs ont durci, puis il y a eu des négociations», raconte-t-on, avant de poursuivre, « c’est que généralement on paie les primes d’encadrement au départ ; les gars ne sont pas sûrs qu’ils les auront ; c’est pour cela qu’ils tenaient à les avoir avant de continuer».


«Au départ, les athlètes ne réclamaient rien, mais dès qu’ils ont vu que la revendication des encadreurs a porté ses fruits, ils ont dit que c’est même eux qui font la compétition, ils dorment mal, ils sont mal nourris ; et puis on ne leur a même pas donné leurs primes. Ils ont donc décidé d’entrer dans le jeu aussi», apprend-on.

Et du coup, les judokas ont décidé de ne pas compétir, occupant les tatamis et plus tard, rejoints par les lutteurs programmés eux aussi dans la même salle. 

Malgré les négociations âprement menées toute la matinée de ce mercredi, les grévistes n’ont pas cédé et du coup, le reste de la compétition a été repoussé à ce jeudi et vraisemblablement ce vendredi.

Et c’est au regard de cette confusion que le chef de la délégation gabonaise a décidé de retirer les athlètes gabonais de la compétition. Ils regagnent Libreville ce jeudi 15 décembre.

Par Jean-Claude NOUNAMO

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