Football féminin/«Laissez-nous aussi rêver comme les autres ailleurs».

Entre un cri de cœur et un coup de gueule de Patricia Mbazogo, l’unique footballeuse professionnelle dont dispose le Gabon !

Gabonallsport.info : Trois ans après votre départ du Gabon, comment a évolué votre carrière sportive?

 Patricia Mbazogo : «  Ma carrière professionnelle a vraiment vite démarré. Six mois après mon arrivée à Limoges Landouge, j'ai été ensuite repérée par Soyaux, une équipe de ligue 1 lors d'un match amical. Le fait d’évoluer avec le haut niveau m’a fait aussi grandir dans le jeu.

 Peut-on avoir votre réaction après la montée de votre équipe, US Orléans, en ligue 2 ?

Je suis très fière et heureuse de faire partie de cette jeune et belle équipe de l'US Orléans FC. Mes coéquipières et moi avons toutes travaillé toute la saison pour avoir cette monté que le club attendait depuis déjà 12ans. Je rends ainsi hommage à notre coach, à nos dirigeants et tous nos supporters.

 Je peux vous assurer franchement que je vois cette jeune équipe en ligue 1 dans trois ans tout au plus. 

Après ce parcours, avez-vous l'impression que vous devenez une référence pour plusieurs gabonaises et quel conseil vous pouvez leur donner ?

Etre une référence ? Ah ça ! J'espère que oui car c'est une chose qui a toujours manqué à notre discipline féminine,  avoir un exemple ou une leader.  Si j’ai un conseil à donner à mes petites sœurs, c’est de croire en leur rêve et personne ne viendra réaliser ce rêve à leur place, même pas nos propres parents.

Footballeurs gabonaise, bas-toi donc pour ce que tu crois être bien pour toi.

 L'équipe nationale ne participe pas aux compétitions depuis trois ans. Comment appréciez-vous cette situation?

Le rêve de tout sportif est de représenter ou jouer pour son pays, rendre fiers ses parents et amies. Je suis entourée des internationaux dans mon club et à chaque fois que je vois mes coéquipières aller représenter leurs pays aux éliminatoires de la CAN féminine ou mieux jouer une phase finale, je me pose juste une question : « dans quel pays je suis née ? ».

Un message donc à l’endroit des dirigeants du football gabonais ?

C’est d’arrêter de se servir du football féminin, de ne penser à lui que lorsqu'il y a la fête des mères ou les élections des ligues ou de la fédération pour en faire un outil de propagande.

C’est ensuite d’arrêter de jouer avec les rêves des enfants des autres en les prenant comme une distraction et les mettant en casernement parfois deux ou une semaine avant les matchs internationaux.

Il y a des talents et du potentiel dans notre pays et surtout dans la nouvelle génération de joueuses. Mais le talent ne suffit pas pour être le meilleur. Il faut un suivi et un travail permanents dans le respect de nos filles. Donner une chance à la nouvelle génération.

Chers dirigeants, laissez-nous aussi rêver comme les autres ailleurs».

Réalisé par Jean-Claude NOUNAMO

 

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