Diagnostic-Tennis/Et si Samuel Minko s’est déclaré président fédéral à vie !

A la tête de la Fédération gabonaise de tennis depuis une trentaine d’années, sans résultats apparents sur le plan national, tout porte à croire que cet homme est irremplaçable. Certainement le meilleur alors dans ce milieu!

C’est le confinement. Toutes les activités sportives sont arrêtées et voilà la bonne occasion de faire l’état des lieux de nos Fédérations sportives. Et nous débutons ce que nous appelons « Diagnostic » par le tennis sur cour.

En effet, la Fédération gabonaise de tennis (Fégaten) est dirigée par Samuel Minko, depuis une trentaine d’années. Le record en la matière au Gabon. Et l’on se demande quel est le secret d’une telle longévité à la tête de la Fégaten, qui est loin d’être brillante.

Malgré les multiples subventions reçues de l’Etat (l’on parle de 60 millions par an) jusqu’en 2015 ou 2016, on n’a de la difficulté à parler de cette discipline sportive au Gabon, et pire encore en milieu scolaire. Et pourtant elle existe bel et bien dans notre pays.

Quel bilan ?

Un tournoi international de Libreville qui a voulu donner un peu de lisibilité au pays et qui n’existe plus, un seul véritable tennisman sorti de Samuel Minko en la personne de Momo Kassa, des ligues provinciales qui n’existent que de nom. Voilà à quoi ressemble cette Fédération d’où sont sortis d’elles-mêmes Célestine Avomo Ella et Maria Manuela Lisa Nyonda, deux grosses étoiles montantes du tennis gabonais.

A côté de plusieurs mouvements d’appel à la démission comme celui d’un collectif de présidents des ligues provinciales du 22 juin 2012, dénonçant l’absence d’appui technique et financier et qui regrettaient « avec beaucoup de tristesse que nous constatons que depuis qu’il est là, le tennis gabonais n’a pas décollé. Alors qu’on apprend que l’Etat lui alloue chaque année une subvention ».

A côté des menaces de suspension comme celle lancée en mars 2019 par la Fédération internationale au motif que le Gabon ne payait pas ses cotisations depuis trois ans, soit 6 750 000FCFA.

Samuel Minko est resté imperturbable et continue même de remporter des élections dont la régularité reste vraiment à vérifier car constituée de quel collège électoral. Cette Fédération compte exactement combien de ligues et de clubs ?

Que sont devenus les présidents des ligues de l’Estuaire, Jean Charles Faubert, Jacques Koumba De Langlade (Ngounié), Guy Roger Mabicka (Ogooué-Maritime) et Serge Maganga (Moyen-Ogooué). Eux qui défendaient déjà la promotion du tennis en milieu scolaire ?

Le Gabon a déjà besoin d’une nouvelle classe de dirigeants sportifs. A près de 70 ans, Samuel Minko ne fait plus l’affaire. A moins d’avoir décrété être président de la Fédération gabonaise de tennis à vie ou d’être le meilleur en la matière dans cette famille sportive.

Par Jean-Claude NOUNAMO

 

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