Tennis de table/Yves Limet : « Je ne laisserai personne tuer mes rêves ».

Sa formation en Allemagne et son départ clandestinement en France, ses rapports avec sa fédération, le Comité olympique et le ministère des Sports, son regard sur le tennis de table au Gabon et sa carrière sportive. Tout y est sans complaisance.

Gabonallsport : Peut-on savoir qui est Yves Limet ?

Yves Limet : « Je suis simplement est un jeune pongiste gabonais, athlète et entraineur diplômé international (ITTF) depuis le 13 Janvier 2014 à l’issu d’une formation animée à Libreville par l’expert international KAKA Lawson.

Je fus ensuite nommé entraineur national adjoint le 26 septembre 2014 par décret fédéral après un stage de perfectionnement en Chine.

J’ai été responsable administratif en charge de la communication digitale média de la FGTT et Secrétaire Général de la ligue de tennis de table de l’Estuaire, et ce, jusqu’à mon départ pour l’Europe.

Aujourd’hui, je suis licencié de la fédération française de tennis de table en tant que formateur et athlète señor jouant en départemental 1.

Que s’est-il réellement passé lors de votre formation en Allemagne ?

Ma formation en Allemagne s’est très bien passée puisque je l’ai achevé. Seulement, j’ai dû partir pour la France deux jours avant la cérémonie de clôture pour signer mon contrat et prendre mon service avec le club français qui m’avait contacté pour l’encadrement des jeunes.

Ce qui m’a valu le refus de mon attestation de formation par la faculté de la science du sport de l’Université de Leipzig. J’ai priorisé mon essor personnel en saisissant cette opportunité inédite. C’est ça la vérité !

Dans un média, vous semblez déplorer le manque de soutien de votre fédération, du Comité olympique et même du ministère des Sports.

Effectivement ! Suite à l’appel à candidature d’une formation pour entraineurs de tennis de table en Allemagne, j’ai postulé puisque je répondais aux critères de sélection. Après moult démarches avec l’ambassade au Gabon, j’ai finalement été retenu. Mais cette bourse était conditionnée par l’achat d’un billet d’avion et d’un visa à établir à Yaoundé (Cameroun) à mes frais.

Confronté à cette péripétie, je me suis retourné vers ma fédération pour solliciter son intervention et celles de nos entités supérieures. Malgré mes multiples demandes  d’aide, je n’ai rien eu, mieux j’étais ignoré. J’ai dû me battre seul avec l’aide de ma famille pour réunir l’argent du voyage. C’est ça la vérité !

Que répondez-vous alors à ceux qui pensent que vous racontez du mensonge ?

C’est malhonnête de leur part de raconter des mensonges dans l’optique de me discréditer. On me taxe même de « traitre ». Mais pourquoi ces personnes-là ne présentent pas des preuves de mon mensonge?

Comme je l’ai dit dans un autre média : « Je ne laisserai personne tuer mes rêves ». Toutefois, je reste reconnaissant de ce que la fédération de tennis de table a fait pour moi car ce que je suis aujourd’hui, c’est en partie grâce à elle. Mais cela ne doit pas faire de moi un assujetti à un groupuscule de personnes. Je prône pour l’intérêt général.

Aujourd’hui quels sont vos rapports avec ces trois institutions ?

Honnêtement, à ce jour, je n’ai plus aucun rapport avec ces institutions puisque je suis considéré comme étant un « traitre national ».

Et quel regard portez-vous sur le tennis de table gabonais ?

Le tennis de table gabonais est aujourd’hui plongé dans un marasme qui n’a pas de nom. Pas assez de clubs, matériel caduc, manque de compétitions permanentes etc…

Je profite de cette plateforme qui m’est offerte pour interpeler notre ministre des Sports afin qu’il vienne au secours du tennis de table gabonais. Cette fédération a besoin de subventions pour mener à bien ses activités. Les talents s’effritent de jour en jour par le manque de compétitions et d’infrastructures.

Et qu’en est-il de votre avenir dans cette discipline ?

Je me tiens prêt à rendre service à la nation tout en continuant à travailler avec la fédération dans l’optique de lier des partenariats et des stages pour les pongistes gabonais. Je suis disponible pour tenir le rôle de relai, d’ambassadeur du tennis de table gabonais à l’étranger.

C’est vrai que la séparation a été douloureuse mais j’ai vraiment priorisé cette opportunité dans la perspective de me construire mais aussi d’apporter une valeur ajoutée supplémentaire au développement du tennis de table au Gabon.

Je n’oublie pas d’où je viens ! »

Réalisé par Angelo BEYEME

 

www.gabonallsport.info Copyright 2017. R.C.S N° 2014A28001/NIF N° 277799Y – Comptes bancaire LOXIA N° 00165379611. / ECOBANK N° 0010113407054601 .Contacts : +24106057555/+24107302004/E-mail : gabonallsport@gmail.com Libreville-GABON