Athlétisme/M. Paraiso la tutelle attend indéfiniment l’AG élective !

Arrivé en fin d’un mandat dont il avait demandé la prorogation en 2017, Martial Paraiso a été appelé par la tutelle à organiser une AG élective d’ici le 20 novembre, « au nom du respect de la parole et des textes ».

 Depuis quelques jours, le président de la Fédération gabonaise d’athlétisme, martial Paraiso est devenu un hors-la-loi. Et le ministère des Sports vient de le lui rappeler par courrier.

Selon une source digne de foi du ministère, c’est depuis 2017 que Martial Paraiso serait arrivé en fin de mandat. Pas tout à fait prêt à organiser l’Assemblée générale élective, il a demandé, par courrier, au ministère des Sports de lui accorder un délai raisonnable afin de mieux se préparer. Ce que le ministère a accepté volontiers.

« L’année 2017 terminée sans aucun acte posé, la tutelle se rend compte que le président de la Fédération gabonaise d’athlétisme est en train de terminer encore l’année 2018 sans AG élective. Ce qui logiquement nous a amené à le saisir au nom  du respect de sa parole et des textes en vigueur », a indiqué notre source.

Il faut bien rappeler que le président Paraiso est l’illustration parfaite des présidents des Fédérations sportives inactifs au Gabon mais toujours en poste. Et ce n’est pas Rudy Zang Minlama, Chancia Manfoumbi Koumba, Djessy Mouélé Kodo, Marc Titus Nzoghé, Carine Mekam Ndong, Bigangoye et Lucioni Mvé, pour ne citer que ces cas, qui nous démentiront.

Soupçons de soutiens forts au ministère

Pourtant les cris de détresse de ces athlètes gabonais et bien d’autres qui se croient damnés aujourd’hui pour avoir choisi de faire de l’athlétisme, ne réveilleront pas le président fédéral, qu’on soupçonne d’ailleurs d’avoir des soutiens forts au ministère des Sports.

Et pour preuve, remplacé le 1er mars 2015 par Charles Obame Essono lors de l’Assemblée générale élective dont il n’était même pas candidat, Martial Pariaso  reviendra aux affaires à la suite d’un communiqué de la même tutelle qui avait pourtant présidé l’AG élective du 1er mars.

Et voici l’extrait du communiqué de la tutelle du 29 octobre de la même année : «Le ministère a dû faire des élections qui ont consacré une nouvelle fédération présidée par Jacques Obame Essono (…) Aussi, par patriotisme, de façon consensuelle, et toujours pour préserver les intérêts des athlètes, le bureau du président Martial Paraiso a été rétabli dans ses droits et prérogatives».

Une situation qui mettra d’ailleurs le Chef de l’Etat mal à l’aise lors du 10km de Port-Gentil, le 24 juin dernier. Ali Bongo Ondimba s’était offusqué de ces cris de détresse des athlètes gabonais et étonné de voir le même Paraiso aux affaires. Et du coup, le Chef de l’Etat avait demandé que cet ordre des choses prenne fin.

En s’adressant aux dirigeants sportifs, le Président de la République avait été assez clair. « Il faut désormais que les uns et les autres s’y mettent et que désormais ceux qui ne remplissent pas leurs cahiers de charges laissent les places aux autres. Il faut bien se poser des questions sur certaines fédérations qui, pendant de décennies, ne produisent aucun résultat mais on veut toujours rester là. Ça veut dire qu’il y a un problème ».

En attendant la date du 20 novembre prochain, dite butoir pour organiser une assemblée générale élective, c’est encore le silence à la Fédération gabonaise d’athlétisme. Dossier à suivre.

Par Jean-Claude NOUNAMO

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