Athlétisme-Haut Ogooué/Laurianne Yarimama veut voler plus haut

Spécialiste du 10km et du semi-marathon, cette jeune compatriote vivant à Moanda, pleine de détermination et de volonté veut faire parler du Gabon.

On ne le dira jamais assez, les ennemis du Gabon sont les Gabonais. Et ce n’est pas le sport qui va échapper à cette logique lorsqu’on constate que depuis plusieurs années, des athlètes pleurent ici et là parce qu’ils sont privés de compétitions.

Cette fois-ci, c’est à Moanda (750km au sud-est) que nous avons découvert Lauriane Yarimama, élève au lycée Rigobert Landji de Moanda.

Jusqu’à une époque très récente, cette « Gazelle  des Hauts Plateaux » se contentait de ses cours d’éducation physique et sportive (EPS). Elle sera pourtant surprise d’être approchée par son enseignant  d’EPS après un cours pratique de course de fond. « C'est pendant un cours d'EPS que mon professeur, M. Wilfried Eboundangoye, s’était intéressé à moi de par ma rapidité et ma résistance aux longues distances. C’est ainsi qu’il m’a amené dans un club, Manga Athlétique », raconte-t-elle.

 Palmarès éloquent

Spécialiste du 10km et du semi-marathon, la jeune athlète de 19 ans a déjà glané quelques médailles malgré le manque de compétitions dignes de ce nom de sa catégorie. Première au 17km et au 21km lors de la célébration de la Sainte Barbe, fête des miniers à Moanda, elle a aussi occupé la 2ème place lors du 10km du Marathon de Libreville en novembre dernier.

Connaissant sa force, la jeune Laurianne pense qu’elle peut aller loin si elle a du soutien. « Même si ici à Moanda je n’ai pas de concurrentes, mon objectif réel est d'aller au-delà de mes performances actuelles, compétir de plus en plus et représenter mon pays », a-t-elle lancé.

Un vœu bien pieux freiné par la léthargie des dirigeants de l’athlétisme au Gabon. Pour la jeune athlète, « la plus grande difficulté qui se pose ici c'est le manque de suivi et la négligence de nos dirigent qui ne font rien pour nous ».

Pourtant, elle continue de croire comme fer que quelque peut être fait pour elle et pour tous les autres athlètes du Gabon. «Ma demande à la  Fédération et au ministère des Sports, c'est d’avoir un œil sur nous, donc juste leur soutien en équipements et tout ce qui peut contribuer à notre évolution», a-t-elle lancé.

Vivement que cet autre appel ne tombe pas lui aussi dans les oreilles des sourds car le tribunal de l’histoire risque d’être rigoureux avec les auteurs de la mort des vocations sportives dans notre pays.

Par Sylvain OLERI à Franceville

 

 

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